Momijigari, du Nord au Sud, un archipel rouge et or…

Si au Japon le printemps est une saison très réputée pour les cerisiers en fleurs — hanami — l’automne n’est pas en reste. A partir du mois d’octobre, on peut en effet observer les feuilles des érables se parer de mille nuances flamboyantes. Les Japonais ont une interprétation toute particulière de ce phénomène naturel appelé kôyô (“feuille rouge”), celui-ci donnant lieu à un moment de contemplation renvoyant autant à la spiritualité bouddhique — le rougeoiement des feuilles rappelle que la vie est éphémère — qu’aux croyances du shintoïsme*.

L’automne est ainsi pour nombre de familles japonaises l’occasion de se promener dans des lieux réputés pour leur beauté et leurs feuilles incandescentes. Il est alors de coutume durant cette période de s’adonner au momijigari, expression que l’on peut traduire par “chasse aux feuilles d’érables rouges”. L’automne, l’une des saisons les plus gourmandes au Japon, a par ailleurs ses mochi spécifiques : les ohagi. Leur fabrication en est fort simple. La pate de riz est passée à la vapeur puis roulée dans trois préparations différentes : azuki, farine de soja — kinako — et sésame noir. Les mochi revêtent ainsi toutes les nuances des couleurs automnales : rouge, beige et brun. A déguster in situ dans un jardin japonais, en mode camouflage…

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